A l’heure où les variants du coronavirus particulièrement contagieux gagnent du terrain en France, représentant plus de 50% des cas positifs « criblés » dans le département de la Vienne, nous vous proposons un passage en revue des modalités de protection, en intégrant les nouvelles connaissances, acquises progressivement.

La grande nouveauté en ce début de 2021 est que le gouvernement a finalement intégré dans les recommandations officielles le risque de transmission par les aérosols. Ces derniers sont des particules très légères émises lors de la respiration qui restent flotter dans l’air ambiant pendant des heures et véhiculent le coronavirus si la personne est contagieuse.

Modalités de transmission du coronavirus (en ordre décroissant de leur importance) :

  • Projection de postillons lorsqu’une personne parle, ou encore si elle tousse, éternue ou crie ; ces gouttelettes voyagent jusqu’à 2 mètres distance, voire plus
  • Émission d’aérosols par la respiration, par le nez ou par la bouche, conduisant à une pollution progressive de l’air d’une pièce occupée par une personne ; ces aérosols sont emportés par les courants d’air et distribués de manière relativement uniforme dans toute la pièce, quel que soit sa taille
  • Transmission indirecte par les mains ayant été en contact avec la salive, les sécrétions nasales, le masque etc. ou encore par le partage de matériels ; la résistance du virus sur différentes surfaces n’est pas très bonne, il disparaît en quelques heures à quelques jours, selon le matériau (cette dernière modalité de transmission est reconnue désormais comme marginale).

En résumé, contrairement à ce que nous savions au mois de mars, le coronavirus se transmet dans la très grande majorité des cas par voie aérienne (projection de gouttelettes ou émission d’aérosols).

Transmission par des gouttelettes : Projection de postillons lorsqu’une personne parle, ou encore si elle tousse, éternue ou crie. Ces gouttelettes voyagent jusqu’à 2 mètres distance, voire plus.

Solutions :

  • Utiliser d’un écran en plexiglas transparent aux postes d’accueil du public
  • Porter des masques de bonne qualité (en tissu de catégorie 1 ou de type chirurgical)
  • Maintenir d’une distance sociale de 2 mètres, en plus de tous cela (comme les masques ne sont pas étanches, si quelqu’un se met à tousser – symptôme principal de la Covid – les postillons sortent sur les côtés du masque).

Note 1 : Un masque en tissu de catégorie 1 a une épaisseur suffisante de la couche intermédiaire, pour assurer une certaine filtration de l’air expiré ; les masques faits maison ou les masques de qualité incertaine sont désormais contre-indiqués

Note 2 : Le masque est rarement bien plaqué au visage, ce qui fait que l’air expiré sorte sur les côtés ou sur le dessus du masque (conduisant à de la buée sur les lunettes), emportant avec lui les postillons

Note 3 : Attention à ne pas dépasser le nombre préconisé de réutilisations des masques en tissu; si le masque se déforme suite aux lavages répétés, il ne faut pas hésiter à le changer, même avant.

Transmission par des aérosols : Emission d’aérosols par la respiration, par le nez ou par la bouche, conduisant à une pollution progressive de l’air d’une pièce occupée par une personne ; ces aérosols sont emportés par les courants d’air et distribués de manière relativement uniforme dans toute la pièce, quel que soit sa taille

Solutions :

Éviter de partager les mêmes locaux avec d’autres personnes
Aérer toute pièce avant d’y séjourner
Aérer fréquemment son bureau, la recommandation officielle est d’aérer quelques minutes toutes les heures
Ne pas déjeuner en même temps que d’autres personnes dans la même pièce, même avec le respect de la distance sociale de 2 mètres ; un décret du 13 février 2021, autorise désormais la prise du déjeuner à son poste de travail.

Note 1 : pour les laboratoires/ateliers munis de sorbonnes / hottes en fonctionnement, on peut considérer que ces équipements assurent un renouvellement de l’air suffisant

Note 2 : Les masques filtrant les aérosols sont efficaces (masques FFP2) et ils sont conseillés en cas de séjour dans des locaux avec densité de personnes élevée, avec un renouvellement de l’air incertain

Note 3 : Les masques FFP2 peuvent également être recommandés aux personnes ayant des facteurs de risque individuels de forme grave de Covid

Transmission par les mains et les surfaces :

Transmission indirecte par les mains ayant été en contact avec la salive, les sécrétions nasales, le masque etc. ou encore par le partage de matériels ; la résistance du virus sur différentes surfaces n’est pas très bonne, il disparaît en quelques heures à quelques jours, selon le matériau

Note 1 : Pas de nouveautés sur ce volet, désormais les pratiques actuelles en entreprise sont adaptées et suffisantes

Protection des personnes ayant des vulnérabilités médicales :

Les études scientifiques mettent en évidence que beaucoup plus de maladies chroniques s’associent avec un certain sur-risque de forme grave de COVID que nous ne le savions auparavant. Le seuil d’âge à partir duquel il existe un sur-risque démontré est de 50 ans.

Pour les curieux, vous trouverez une étude publiée il y a quelques jours sur les cas de Covid pendant la première vague ici ou l’avis du HCSP du 29 octobre ici .

La liste diffusée par le gouvernement par décret au mois de mai ou de novembre 2020 était ainsi incomplète, son objectif n’étant pas de représenter une référence de la vérité scientifique, mais juste une liste de critères pour l’octroi de certains droit sociaux comme le chômage partiel / l’autorisation spéciale d’absence.

Dans les prochaines semaines, les personnes de 50 ans ou plus et présentant des maladies chroniques auront accès à la vaccination avec le vaccin Astra Zeneca.

  • La vie étudiante continue sur les réseaux sociaux !